Grossesse, allaitement et adolescents : que disent les autorités sanitaires sur le CBD et pourquoi ?

L’utilisation du CBD (cannabidiol), une molécule issue du chanvre, connaît un véritable essor en France ces dernières années. Prisé pour ses vertus apaisantes et relaxantes, il suscite cependant des interrogations chez certaines populations dites « sensibles », notamment les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les adolescents. Que disent les autorités sanitaires à ce sujet ? Pourquoi imposent-elles la prudence ? Faisons le point.

Femmes enceintes : une vigilance accrue

Durant la grossesse, tout ce qui est ingéré peut avoir une influence sur le développement du fœtus. Bien que le CBD soit une molécule non psychotrope, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) et d’autres institutions européennes demandent la plus grande prudence, par manque d’études approfondies. En effet, les chercheurs ne disposent pas encore de données complètes sur les effets potentiels du CBD sur le développement neurologique et physiologique de l’embryon.

Certaines recherches suggèrent que les cannabinoïdes pourraient traverser la barrière placentaire. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), bien qu’elle reconnaisse le potentiel thérapeutique du CBD, appelle à l’interdiction de son usage pendant la grossesse tant que les effets à long terme ne sont pas connus.

Allaitement : transfert possible dans le lait maternel

Pendant l’allaitement, les mêmes réserves s’appliquent. Plusieurs études ont montré que certaines substances lipophiles, comme le CBD, peuvent être transmises à l’enfant via le lait maternel. Cela pourrait potentiellement affecter le développement neurologique et immunitaire du nourrisson.

Ainsi, en l’absence de recherches cliniques claires sur l’administration de CBD pendant l’allaitement, les autorités sanitaires recommandent un principe de précaution strict : ne pas consommer de produits à base de CBD durant cette période.

Adolescents : une population en développement

Chez les adolescents, le cerveau continue de se développer jusqu’à l’âge de 25 ans environ. Les autorités, dont l’Académie nationale de médecine, restent donc particulièrement prudentes quant à l’usage du CBD chez les mineurs. Bien que cette molécule ne provoque pas d’effet « planant », elle agit sur le système endocannabinoïde, impliqué dans de nombreuses fonctions biologiques comme le sommeil, l’humeur ou encore la mémoire.

Le manque de données cliniques sur l’impact du CBD chez les jeunes rend difficile toute recommandation favorable. Ainsi, de manière générale, l’utilisation de CBD est déconseillée chez les moins de 18 ans, sauf avis médical spécifique.

Un principe de précaution en attendant davantage de recherches

Les recommandations des autorités sanitaires mettent en avant un manque de preuves suffisantes concernant le CBD pour certaines populations. La prudence est donc la ligne de conduite préconisée, dans l’attente d’études plus approfondies, rigoureuses et indépendantes sur les effets du CBD chez la femme enceinte, la mère allaitante et les jeunes.

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